mardi 13 octobre 2009

Photo-voyage #1 : Canada - Histoire et architecture dans le "centre-ville" (downtown) de Toronto


J'inaugure aujourd'hui un nouveau type de messages : la photo-voyage. Il s'agit de vous faire partager un peu de mon quotidien là où je me trouve, c'est-à-dire jusqu'à fin décembre au Canada (à Toronto précisément), puis à Paris de nouveau (à force de voyager et de vivre à l'étranger, Paris devient une destination parmi d'autres, et elle ne manque pas d'endroits et de situations à faire découvrir en images !) et de juin à septembre prochains normalement en Turquie (la plupart du temps à Istanbul). J'ajouterai des photos de voyages passés, notamment à Istanbul, qui rendent un peu l'âme et l'atmosphère des endroits que j'ai visités et où j'ai vécu. Des instantanés de maisons, de gens, de paysages pour vous faire découvrir ces villes et pays que j'aime ou découvre moi-même.


Première photo de cette série :
Toronto (Ontario, Canada)
Downtown, Financial District
Septembre 2009

Cliquez sur l'image pour l'agrandir !

lundi 12 octobre 2009

jeudi 8 octobre 2009

Les dix petites annonces les plus bizarres de Craigslist ... Just for Fun!


Il y a quelques mois, le site de petites an­nonces Craigslist acceptait de supprimer sa rubrique “Services érotiques”, accusée d’encourager la pornographie. Pour le reste, il demeure fidèle à sa philosophie : pas de censure, tout est permis. Voici un échantillon de quelques-unes des pubs, requêtes et petites annonces les plus bizarres répertoriées sur le site. Certaines sont bidon, mais elles n’en reflètent pas moins l’esprit d’un site qui met un point d’honneur à rester ouvert à tout ce que génère le Net.

• Recherche femme pour s’asseoir en maillot de bain dans ma baignoire remplie de nouilles Je vous paierai 1 dollar pour vous asseoir en maillot une pièce dans ma baignoire remplie de nouilles. Je ne serai pas chez moi, et il n’y aura personne sur place quand vous serez à l’œuvre. Je vous laisserai la clé, vous pourrez vous installer à votre guise. NE PAS apporter de sauce. J’assaisonnerai les pâtes à mon retour avant de dîner.

• Recherche poney
Mon fils fête son anniversaire bientôt, et comme il y aura plein d’enfants, je me suis dit que ce serait bien d’avoir un poney. Si vous en avez un à vendre, merci de me contacter et de mettre immédiatement de la sauce barbecue sur sa litière : j’aime le poney mariné longtemps à l’avance, pour qu’il ai (sic) un maximum de goût quand j’en prend (sic) possession.

• J’ai une immense salle de bains
Agée d’une soixantaine d’années, je recherche un colocataire. Les temps sont durs, et j’ai besoin d’arrondir mes fins de mois. Je souhaite louer la salle de bains de mon deux pièces de l’East Village. Elle est grande, on peut facilement y installer un matelas gonflable deux places. Tout ce que je demande, c’est que ni vous ni le matelas ne soyez dans la salle de bains quand j’ai besoin d’y aller. Quand vous serez dans l’appartement, je vous demanderai de vous cantonner à la salle de bains. Je supporterais mal qu’un inconnu se promène dans mon séjour. Cela peut changer quand je vous connaîtrai mieux.

• Mitres papales
Avec cette crise terrible, je suis dans l’obligation de mettre fin aux activités de mon entreprise. Je possède PLUS DE 1 300 mitres papales (reproductions) dont je dois ABSOLUMENT me débarrasser. Ces chapeaux viennent de Chine et sont un peu trop petits pour une tête d’adulte ; et, comme ils irritent la peau, il est préférable d’avoir les cheveux longs ou de porter une calotte en dessous (comme le VRAI PAPE). Les chiens n’aiment pas porter ces mitres, mais elles pourraient convenir à un gros chat ou à un chien docile.

• Cherche quelqu’un pour cacher des œufs de Pâques dans mon appart en mon absence
J’ai besoin de quelqu’un pour cacher des œufs de Pâques dans mon appart en mon absence ! Ils sont petits et remplis de bonbons ! J’aimerais les chercher moi-même dimanche ! Je suis prêt à payer ! Pas sérieux s’abstenir !

• J’ai volé votre sac à main et j’ai senti un feeling réciproque
Mardi soir, vers 23 h 30. Sur la 53e rue, entre la 1re et la 2e Avenue. Vous sortiez du métro, je vous ai suivie. Vous regardiez par-dessus votre épaule, vs m’avez vu et vs avez pressé le pas. J’ai couru pour vous rejoindre, je vous ai attrapé le bras, j’ai pris votre sac et je me suis enfui. J’ai tiré une flopée de sacs, mais personne ne m’a fait une telle impression. Pendant un court instant, nos regards se sont croisés et j’ai senti un truc fort. Vous aussi, je pense. Si je n’étais pas aussi timide (ou en train de commettre un délit), je vous aurais demandé votre prénom. Evidemment, je l’ai trouvé ensuite sur votre permis de conduire. Donc Jennifer, si vous avez envie qu’on boive un verre un de ces quatre, contactez-moi.

• Propriétaire d’un petit chien incontinent ?
J’ai un paquet de couches-culottes pour chien de petite taille. Je ne veux pas les jeter pcq hors de prix (tous les propriétaires de petit chien incontinent savent ça). SVP, n’essayez pas de les mettre à un chat : je vous assure, ça ne marche pas.

• Mes dents
J’ai oublié mon dentier dans votre pick-up Silverado hier soir. Je vous ai donné mon numéro mais je n’ai pas le vôtre. Rappelez-moi au plus vite. J’ai besoin de mes dents. Nous nous sommes rencontrés sur le parking du restaurant Margarita Jones. Contactez-moi le plus vite possible. Merci.

• Exemplaire dédicacé de La République de Platon
Première édition de La République dédicacée par l’auteur. Evidemment, l’ouvrage est usé (surlignage, soulignage, pages cornées, manque le dos, etc.), mais d’un bon état général vu son âge.

• Assistant personnel textos
Je reçois 40-50 textos par heure, peux pas gérer à la fois ma charge de travail et mes responsabilités SMS. Ma boîte est vite pleine et il faut la vider toutes les deux heures. C’est un job à plein temps, et il faudra me suivre partout, car j’ai toujours mon portable sur moi. Pas sérieux s’abstenir.

Source : Courrier International, Rubrique "Les Insolites" de Claire Maupas, 08.10.2009 (à retrouver sur : http://www.courrierinternational.com/article/2009/10/01/les-dix-petites-annonces-les-plus-bizarres-de-craigslist).
Source de l'auteure : The Daily Telegraph, 01.10.2009

Lutte contre le tripotage à Tokyo

Les mains baladeuses, ça suffit. La police de Tokyo a lancé une nouvelle offensive contre le harcèlement sexuel dans le métro, rapporte The Japan Times. Des hommes en civil ont été déployés sur tout le réseau pour lutter contre la pratique du chikan, un terme qui recouvre aussi bien le tripotage que le fait de se frotter aux passagères ou de prendre des photos sous leur jupe, à la faveur de trains bondés. D’aucuns agissent seuls, de plus en plus d’autres opèrent en groupes. Plus de 100 sites web répertorient les lieux les plus propices au chikan, indiquant comment tripoter sans être vu et, le cas échéant, comment échapper aux arrestations. La tactique classique consiste à placer des hommes devant et derrière la victime, tandis que six autres individus les cachent à la vue des autres passagers. La création de wagons réservés aux femmes n’a pas résolu le problème puisque, selon une enquête, près de deux tiers des jeunes passagères ont été victimes du chikan dans le train ou le métro. Les coupables risquent jusqu’à six mois de prison.

Source : Courrier International, Rubrique "Les Insolites" de Claire Maupas, 08.10.2009 (à retrouver sur : http://www.courrierinternational.com/article/2009/10/08/le-tripotage-a-bras-le-corps).

Censure et liberté de l'Internet en Turquie et en Europe


L’accès aux deux plus grands sites d’échange homosexuel de Turquie a été fermé par décision administrative. Alors que les administrateurs et utilisateurs du site se disent très attentifs aux contenus, les raisons de la décision du TIB (Direction des Télécommunications) sont inconnues. www.hadigaliye.com et www.gabile.com sont les derniers sites concernés, et ils viennent se rajouter à la liste des sites internet censurés par le TIB (You Tube et Dailymotion sont inaccessibles depuis la Turquie depuis plus d’un an). Avec plus de 200 000 membres, ce sont les deux plus grands sites homosexuels de Turquie. Les administrateurs du site déclarent que le TIB a pris sa décision sans les en informer et sans leur avoir fait part d’un avertissement à propos de contenus illicites ou pornographiques. Selon les responsables des sites, cette opération est arbitraire et sans fondement juridique, et semble constituer une riposte au refus de la justice de fermer Lambda Istanbul et Kaos GL (associations LGBT qui ont dû faire face à un procès et ont échappé à la fermeture grâce à une décision de justice en leur faveur). Les deux sites proposent des contenus divers et variés tels que des rédactions de journalistes, des nouvelles sur le sujet de l’homosexualité, le cinéma, la poésie, le chat, la radio, une rubrique santé et un forum. Cette décision pénalise les 225 000 membres de ces sites en Turquie.

Source : Turquie Européenne, Paul Dubois, 06.10.2009 (à retrouver sur : http://turquieeuropeenne.eu/article3524.html).


Appel à signature de pétition "Pour l'Internet libre" :

This petition is up for signature in light of the decisions affecting the open Internet being taken at European level, and in reaction to the statement made in the USA on 21 September by FCC Chairman Julius Genachowski.

If you believe Europe also merits an Internet that is free and open according to the following principles, please sign this petition and share it with your friends using the “Share it” links below:

  1. Internet users are entitled to access, send and receive the content of their choice;
  2. Internet users are entitled to use and run any contentm any application and service;
  3. Internet users are entitled to connect their choice of software or hardware that do not harm the network;
  4. Internet users are entitled to choice and competition among network providers, application and service providers, and content providers;
  5. Internet users are entitled to an Internet connection that is free of discrimination with regard to type of application, service or content or based on sender or receiver address. Broadband providers cannot block or degrade traffic over their networks, or pick winners by favoring some content or applications over others in the connection to subscribers’ homes. Nor can they disfavor an Internet service just because it competes with a similar service offered by them.
  6. Providers of Internet access must be transparent about their network management practices and Internet users are entitled to an Internet connection with a predefined capacity and quality.

These principles should be enshrined in European and national laws, and enforced by the relevant authorities in a consistent manner across Europe.

Source : http://www.euopeninternet.eu/open-internet/. Appel à pétition reçu via la lettre d'information "Informations urbaines" envoyée quotidiennement à la liste de diffusion du collectif İMECE "Mouvement d'Urbanisme de la Société" (dont le site Internet se trouve à l'adresse : http://www.toplumunsehircilikhareketi.org/).

Istanbul, "la ville qui ne dort pas"

Une des publicités qui composent
la campagne de promotion de la manifestion
"Istanbul, Capital Européenne de la Culture 2010"
Cliquez sur l'image pour l'agrandir !

Comme chaque soir, tout l’Istanbul branché se presse aux portes du Babylon, au coeur du quartier de Beyoglu, l’épicentre de la vie nocturne de la ville. Le 30 septembre, le club le plus fameux d’Istanbul célébrait en grande pompe ses dix ans d’existence, avec des festivités qui se poursuivront en musique toute la saison.

La petite salle aux murs de brique, devenue un passage obligé pour les musiciens de jazz, électro et fusion, qu’ils soient turcs ou étrangers, s’est propulsée en peu de temps comme la locomotive de la scène culturelle stambouliote. "Contrairement à il y a dix ans, où nous étions marginaux, aujourd’hui, nous sommes totalement "mainstream"", constate, avant de lancer la soirée, Ahmet Ulug, à l’origine du Babylon, avec son frère Mehmet et son copain Cem Yegül. Entendez : le marginal est devenu la règle.

Ce trio de pionniers a réveillé la Turquie en lançant, dès 1989, la compagnie musicale Pozitif et en organisant quelques concerts de jazz avant-gardistes. Leur histoire, on la retrouve chez nombre d’artistes plasticiens ou de musiciens : se former à l’étranger, avant de revenir pour faire bouger son pays.

"Après nos études aux Etats-Unis, confirme Cem Yegül, en sirotant un mojito, nous sommes revenus et, à la fin des années 1980, la Turquie, c’était comme les pays de l’Est. Les gens avaient soif de nouveauté." Ahmet ajoute : "Là-bas, on dépensait tout notre argent dans les concerts, dans les disques et tout notre temps à enregistrer les shows à la radio. Nous voulions faire partager nos découvertes. Il y avait un public pour des musiques moins classiques à Istanbul."

De fil en aiguille, le trio crée son propre label musical, Double Moon, véritable usine à nouveaux talents. "Nous voulions développer notre propre fusion avec la musique turque", expliquent-ils. Ils repèrent Mercan Dede à Montréal (le musicien Arkin Allen, qui mélange électro et transes soufies), et le font découvrir à Istanbul - son concert parisien au Trocadéro, le 4 juillet, a ouvert la Saison turque.

Le trio découvre encore le jazz décapant d’Ilhan Ershahin, un Turc de New York, ou encore les percussions de Burhan Öçal. Le prochain projet de Pozitif : Blackbox, une salle de concert grand format, telle qu’il n’en existe pas encore à Istanbul, qui ouvrira dans le nouveau quartier d’affaires de Maslak, début 2011.

Dans l’effervescence de la movida stambouliote, le Babylon n’est plus seul. Des rives du quartier de Kuruçesme, sur la rive européenne, à Moda, sur le versant asiatique, Istanbul joue et crée sans relâche. "La ville qui ne dort pas " vibre d’une activité artistique trépidante. Les galeries d’art envahissent le quartier chic de Nisantasi, jusque- là dévolu aux magasins de mode. Elles se font remarquer dans les foires internationales d’art, à l’image de Galerist, Nev ou Apel.

Les librairies débordent d’une littérature abondante et l’industrie du cinéma turc se structure, produit quantité de films et résiste sur le marché local aux longs-métrages étrangers, notamment d’Hollywood. Les lieux institutionnels côtoient les collectifs "underground" et les ateliers avant-gardistes tels que Garajistanbul.

"Pour un Français, la culture turque, ça se résume un peu aux loukoums, aux derviches tourneurs et à la danse du ventre, résume Görgün Taner, le directeur de la Fondation pour les arts et la culture d’Istanbul (IKSV) et commissaire de la Saison turque en France. Nous avons tout cela ! Mais aussi Santralistanbul et une Semaine du design. Depuis quinze ans, le mouvement est très rapide, la ville change d’une semaine sur l’autre. 50 % de la population turque a moins de 25 ans. La Turquie est jeune, dynamique, créative, innovante... Le programme de la Saison, de l’art traditionnel à l’art contemporain, reflète tout cela."

Le site Internet de SantralIstanbul

Cliquez sur l'image pour l'agrandir !

IKSV est une fondation privée qui a massivement investi dans la culture en organisant, depuis les années 1980, un festival de cinéma, chaque année plus fourni, une biennale d’art contemporain, qui a attiré plus de 100 000 visiteurs cette année, un festival de jazz qui investit les lieux modernes et historiques de la ville, un autre de théâtre... Un véritable "ministère de la culture bis", à l’origine duquel se trouve la famille Eczacibasi, descendant des pharmaciens des sultans.

Faute d’argent public, les grandes dynasties industrielles d’Istanbul sont les principaux mécènes de la vie culturelle, chacune y allant de son musée et de sa galerie d’exposition. Celui des Sabanci a organisé des rétrospectives Picasso et Rodin, sur les rives du Bosphore. Oya Eczacibasi, l’héritière, dirige Istanbul Modern, un musée d’art qui a pris quartier dans d’anciens entrepôts, sur les docks de Karaköy. Ce "petit Beaubourg d’Istanbul" accueille en ce moment les oeuvres de Sarkis, peintre et sculpteur établi en France, qui viendront ensuite clore la Saison turque à Paris, au Centre Pompidou, à partir du 1er février.

Souvent considérée à tort comme un îlot occidentalisé en Turquie, Istanbul, dont la population a doublé en vingt ans, est au contraire le reflet de mille cultures et traditions venues, comme ses habitants, des Balkans, d’Anatolie ou d’Orient. Cette richesse est explorée par le cinéaste allemand d’origine turque Fatih Akin, dans son film Crossing the Bridge, qui est une plongée musicale dans la ville, comme par le travail photographique d’Attila Durak, rassemblé dans son livre Ebru (éd. Actes Sud) : reflet de la diversité culturelle turque. Son exposition est visible à Bordeaux jusqu’au 14 octobre, et donne un aperçu de cette mosaïque turque : Kurdes, Circassiens, Roms, Assyro-Chaldéens, Turkmènes...

Les orchestres traditionnels qui jouent entre les tables des meyhane, des tavernes où l’on déguste meze et raki, dans le quartier de Kumkapi, les musiciens roms du quartier de Sulukule, au pied des remparts de Constantin, les crooners moustachus qui remplissent les "türkü evi" de Kadiköy, des cabarets où l’on reprend à tue-tête et jusqu’à plus soif les tubes du folklore turc classique : cette culture populaire, longtemps snobée par les élites culturelles d’Istanbul, connaît un renouveau, s’immisce dans les beaux quartiers, comme en témoigne le succès de l’orchestre rom de Sulukule, invité au Babylon. L’ONG culturelle Anadolu Kültür, qui a investi l’ancien dépôt de tabac de Constantinople dans le quartier de Tophane, tente aussi d’insuffler cette énergie au reste du pays et notamment à la région kurde, dans le Sud-Est.

"Le décalage qui existe avec les pays les plus développés, la Turquie le comble au galop, estime Görgün Taner. Ce qui manque, c’est que les arts et la culture soient pleinement pris en considération par les autorités centrales et locales. Il y a un gros manque d’infrastructures, et l’argent public est limité : le budget de la culture ne représente que 0,3 % du budget total du pays."

En janvier 2010, Istanbul prendra pour un an le titre de Capitale européenne de la culture et les idées les plus folles se bousculent. Le ministre des affaires européennes, Egemen Bagis, souhaite faire jouer U2 sur le pont du Bosphore, à 65 mètres de haut, entre Europe et Asie.


Source : Turquie Européenne, Guillaume Perrier, 08.10.2009 (à retrouver sur : http://www.turquieeuropeenne.eu/article3533.html). Également publié dans Le Monde du 07.10.2009.


Le site Internet du musée d'art moderne d'Istanbul : Istanbul Modern
Cliquez sur l'image pour l'agrandir !

Quelques sites à visiter (sur Internet ou mieux "en live" ... je vous y attends l'été prochain ! ;) ) :

mardi 6 octobre 2009

Istanbul entre en guerre ... contre le capitalisme


Le collectif Direnistanbul (jeu de mot traduit en anglais par "Resistanbul", direnis signifiant résistance, lutte, combat) qui réunit des syndicats (KESK, DISK, etc.), des associations et divers "mouvements" de gauche et d'extrême-gauche (anarchistes, altermondialistes, etc.) manifeste cette contre le FMI et la Banque Mondiale (qui doivent se réunir à Istanbul la semaine prochaine) et plus généralement contre "le capitalisme et la destruction globale qu'il engendre", autour de slogans du type "FMI, dégage !", "Faisons du capitalisme une histoire ancienne" ou encore "la scène est à toi, Istanbul !".


Le collectif a prévu une semaine d' "émeutes" du 28 septembre au 7 octobre, avec notamment les 2, 3 et 4 octobre une Journée de résistance mondiale contre la destruction écologique par le capitalisme, une Journée de résistance mondiale contre la rénovation urbaine, la gentrification et l'expulsion des populations (homelessness) et une Journée d'insurrection mondiale contre le capitalisme.

Le site de Resistanbul se trouve à cette adresse : http://resistanbul.wordpress.com/ (pour la version turque : http://direnistanbul.wordpress.com/). Vous pourrez notamment y retrouver le programme des festivités, intitulé "calendrier des émeutes pour Istanbul" !

Des photos des manifestations et heurts entre police et manifestants sont disponibles sur le site du quotidien Hürriyet en cliquant sur ce lien : http://fotogaleri.hurriyet.com.tr/galeridetay.aspx?cid=26970&p=1&rid=2.